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Logiciel de caisse certifié : comprendre les obligations légales et la loi anti-fraude TVA

Temps de lecture estimé : 7 minutes

 

Sommaire :

 

 

Bannière article logiciel de caisse certifié

 

 

Le logiciel de caisse est au cœur de votre activité commerciale. Il structure vos encaissements, fiabilise le suivi des ventes et soutient votre gestion comptable au quotidien. Au-delà de son usage opérationnel, il doit également répondre à un cadre réglementaire précis, souvent méconnu. 


En effet, un logiciel de caisse certifié doit répondre à des lois et à des obligations bien définies. Ces exigences concernent notamment la sécurité, la conservation et la traçabilité des données de vente. Elles s’appliquent à de nombreux commerçants, parfois sans que cela soit clairement identifié lors du choix de la solution.


Comment savoir si votre logiciel de caisse respecte réellement ces obligations ?
Quels sont les points à vérifier pour rester conforme au cadre légal ?


C’est précisément l’objectif de cet article : vous aider à comprendre les règles applicables aux logiciels de caisse certifiés et à y voir plus clair.

 

 

 

 

La loi anti-fraude TVA : pourquoi les logiciels de caisse sont concernés ?

La loi anti-fraude TVA vise avant tout à garantir la sincérité des encaissements. L’administration fiscale cherche à s’assurer que chaque vente enregistrée correspond bien à une opération réelle et définitive. L’objectif est de lutter contre la dissimulation de recettes et les modifications a posteriori des ventes.

 

Concrètement, la loi impose que chaque encaissement reste traçable dans le temps. Cette exigence repose sur quatre principes fondamentaux définis par le Code général des impôts : l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données.

 

 

 

Inaltérabilité

 

L’inaltérabilité signifie qu’une vente enregistrée ne peut plus être supprimée ou modifiée librement. Toute correction, annulation ou remboursement doit laisser une trace claire et horodatée dans le système.

Sécurisation

 

La sécurisation impose que les données d’encaissement soient protégées contre toute manipulation interne ou externe. Le logiciel de caisse doit garantir l’intégrité des informations enregistrées.

Conservation

 

La conservation concerne la durée pendant laquelle les données doivent être conservées. Les informations relatives aux encaissements doivent rester disponibles pendant la période légale (au moins 6 ans).

Archivage

 

L’archivage impose un mode de stockage normé, lisible et exploitable. Les données archivées doivent pouvoir être restituées sous une forme intelligible, sans altération.

 

 

 

Ces quatre principes constituent le socle de la conformité d’un logiciel de caisse certifié. C’est pour répondre à ces exigences que les logiciels de caisse sont directement concernés par la réglementation. Ils constituent le point d’entrée des flux financiers et conditionnent directement la fiabilité des données comptables.

 

 

 

Qui est concerné par l’obligation de logiciel de caisse certifié ?

La loi n’impose pas à tous les professionnels de disposer d’un logiciel de caisse. En revanche, dès lors que vous utilisez un logiciel pour encaisser des paiements, certaines obligations peuvent s’appliquer à votre activité.

 

Deux questions sont alors à vous poser : Êtes-vous assujetti à la TVA ? Encaissez-vous des ventes auprès de particuliers à l’aide d’un logiciel ou d’un système de caisse ?

 

Vous avez répondu « oui » à ces deux interrogations ? Alors, vous êtes concerné par l’obligation de conformité liée aux logiciels de caisse certifiés. Peu importe votre secteur d’activité ou votre volume de ventes.

 

Dans quels cas n’êtes-vous pas concerné ?

Certaines situations sortent du champ d’application de cette obligation.

 

C’est notamment le cas si vous réalisez uniquement des ventes à d’autres professionnels (B2B). Vous n’êtes pas non plus concerné si votre activité est totalement exonérée de TVA ou si vous êtes au régime de la franchise.

 

Enfin, si vous n’utilisez aucun logiciel pour encaisser vos ventes, ou si le système que vous utilisez n’automatise pas et ne mémorise pas les encaissements, alors vous n’êtes pas soumis à cette obligation de conformité.

Deux commerçants devant leur système de caisse

 

 

 

💡 Un doute ? Consulter le site de impots.gouv.fr qui propose un petit questionnaire rapide vous permettant de savoir rapidement si vous êtes obligé d’avoir un logiciel de caisse sécurisé.

 

 

 

 

Fin de l’auto-attestation : comprendre les évolutions légales récentes

Pendant plusieurs années, la conformité des logiciels de caisse pouvait être justifiée par une auto-attestation fournie par l’éditeur. Ce document indiquait que le logiciel respectait les exigences légales en matière d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données. Lors d’un contrôle, le commerçant devait pouvoir présenter cette attestation comme preuve de conformité.

 

Le cadre a évolué avec la suppression de ce mécanisme. La fin de l’auto-certification devait initialement s’appliquer à partir du 1er mars 2026, puis l’échéance a été repoussée au 31 août 2026. À compter du 1er septembre 2026, seule une certification délivrée par un organisme accrédité, à l’issue d’un audit indépendant, permettra d’attester la conformité du logiciel ou système de caisse utilisé.

 

Pour les professionnels, cela signifie deux réflexes simples : vérifier l’existence et la validité du certificat.

 

 

 

Logiciel de caisse par Shop Application

Le logiciel de caisse Shop Application : conformité et durabilité

Notre logiciel de caisse a été conçu pour intégrer, dès sa conception, les exigences légales applicables aux logiciels et systèmes de caisse. Il permet d’enregistrer, de conserver et de mémoriser les encaissements dans le respect du cadre réglementaire en vigueur.

 

Afin d’anticiper les évolutions légales à venir, notre solution est en cours de certification NF525. Cette démarche s’inscrit dans la préparation des nouvelles exigences applicables à compter du 1er septembre 2026, afin d’assurer une conformité durable dans le temps.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur notre solution de caisse et vérifier son adéquation avec votre activité ?

 

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A retenir :

 

Un logiciel ou système de caisse est un outil qui permet d’enregistrer, de mémoriser et de conserver les paiements réalisés lors des ventes. Il assure le suivi des encaissements, la traçabilité des opérations et la conservation des données associées, quel que soit le moyen de paiement utilisé.

 

Dès lors qu’un logiciel ou un système permet d’enregistrer des règlements, il est considéré comme un système de caisse au sens de la réglementation fiscale. Cette définition inclut les solutions dédiées à l’encaissement comme les outils multifonctions intégrant une fonctionnalité de paiement. Un logiciel de caisse certifié est un logiciel ou système de caisse qui répond aux obligations légales applicables en matière de sécurité, de traçabilité et de conservation des données d’encaissement.


À ce jour, et jusqu’au 31 août 2026, la conformité peut encore être justifiée par une auto-attestation fournie par l’éditeur. À compter du 1er septembre 2026, cette justification reposera exclusivement sur une certification délivrée par un organisme accrédité.

 

Infographie Shop Application, logiciel de caisse certifié

 

 

 

Sources :

 

  • Direction générale des Finances publiques (DGFiP) – Obligations relatives aux logiciels et systèmes de caisse
  • Ministère de l’Économie – Loi anti-fraude TVA et certification des logiciels de caisse
  • Code général des impôts, article 286, I, 3° bis

 

 

 

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce qu’un logiciel de caisse certifié ?

Un logiciel de caisse certifié est un logiciel ou système de caisse qui respecte les obligations légales en matière d’enregistrement, de mémorisation et de conservation des paiements. Il garantit la traçabilité des encaissements et permet de justifier la conformité du système utilisé en cas de contrôle.

Qui est concerné par l’obligation de logiciel de caisse certifié ?

Sont concernés les professionnels assujettis à la TVA qui encaissent des ventes auprès de particuliers à l’aide d’un logiciel ou d’un système de caisse. Cette obligation s’applique quels que soient le secteur d’activité ou le mode de paiement utilisé.

Les micro-entrepreneurs sont-ils concernés ?

Les micro-entrepreneurs bénéficiant de la franchise en base de TVA ne sont pas concernés par l’obligation de logiciel de caisse certifié. En revanche, dès lors qu’ils deviennent assujettis à la TVA et encaissent des ventes à des particuliers via un logiciel, l’obligation s’applique.

Quelle est la différence entre logiciel de caisse et logiciel de facturation ?

Un logiciel de caisse sert à enregistrer et mémoriser les paiements. Un logiciel de facturation permet d’émettre des factures conformes aux règles fiscales. Les obligations applicables à l’un ne remplacent pas celles de l’autre.

L’auto-attestation est-elle encore valable ?

Oui, l’auto-attestation fournie par l’éditeur reste admise jusqu’au 31 août 2026. À compter du 1er septembre 2026, la conformité devra être justifiée par une certification délivrée par un organisme accrédité.

La certification NF525 est-elle obligatoire ?

La certification NF525 est l’un des référentiels reconnus pour démontrer la conformité d’un logiciel de caisse. À partir du 1er septembre 2026, seule une certification délivrée par un organisme accrédité permettra de justifier la conformité.

Quels documents faut-il présenter en cas de contrôle fiscal ?

Le commerçant doit être en mesure de présenter une attestation ou un certificat valide, correspondant à la version du logiciel de caisse utilisée, ainsi que tout document permettant d’identifier clairement la solution exploitée.

Que risque un commerçant en cas de non-conformité ?

En cas d’utilisation d’un logiciel ou système de caisse non conforme aux exigences légales (absence de certificat délivré par un organisme accrédité ou d’attestation valable), l’administration fiscale peut appliquer une amende de 7 500 € par logiciel ou système concerné. Dans certains cas, l’administration peut également accorder un délai de mise en conformité (par exemple 60 jours), avant d’éventuellement appliquer une nouvelle amende si la situation n’est pas régularisée.

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